Stratégie marketing

Affichage en vitrines et distribution de flyers : pourquoi le combo installe une marque dans un quartier ?

· 14 min de lecture · Équipe Strevoo

Affichage en vitrines et distribution de flyers : pourquoi le combo installe une marque dans un quartier ?

Affichage en vitrines et distribution de flyers : pourquoi le combo installe-t-il une marque dans un quartier ? Parce que l'affiche fait l'inverse des autres supports que l'on associe au flyer. Un camion ou un vélo publicitaire préparent le flyer : ils passent avant ou pendant la distribution. Une affiche collée sur un commerce ou un lieu du quartier le prolonge. Entre J+7 et J+30 arrivent 30 à 45 % des retours d'une distribution, alors que les animateurs sont partis et que seules les affiches encore en place restent visibles. Si elles tiennent quatre semaines, garder la marque sous les yeux d'un habitué du quartier coûte environ 0,035 €, cinq à seize fois moins que le flyer qu'on lui a remis. D'où la répartition que nous recommandons pour un lancement : près de 90 % du budget en main propre la première semaine, environ 12 % en affiches collées sur les commerces et lieux du quartier. Voici d'où vient ce chiffre, quand il cesse d'être le bon, le plan type, les budgets et la mesure.

ℹ️ Le prix de l'affichage, 3 à 10 € HT par affiche collée, impression comprise, est celui de Strevoo : il varie avec le volume de la campagne, la ville et le type de lieux. Les autres fourchettes de prix, les cadences et la courbe de retour citées sont des repères de marché constatés en France en 2025-2026, repris tels qu'ils sont déjà publiés sur ce blog. Ce sont des ordres de grandeur, pas une grille tarifaire : chaque campagne se chiffre sur devis. Les annonces de réduction de prix renvoient à l'article L112-1-1 du Code de la consommation, relu mot pour mot.

Ce que chaque dispositif fait, et ne fait pas

Affichage en vitrines Distribution main à main Les deux ensemble
Ce qu'il produit Une présence répétée, tant que les lieux gardent l'affiche Une offre en main, une décision rapide Une offre, puis son rappel tant que les affiches restent
Sa limite Cinq à huit mots, aucune offre détaillée, durée non garantie S'arrête avec la distribution Suppose un même périmètre et un même visuel
Prix 3-10 € HT / affiche collée, impression comprise 250-700 € HT / jour (2 animateurs) 1 400-4 000 € HT pour un quartier
Coût par personne ~0,035 € si l'affiche reste 4 semaines 0,18-0,55 € par flyer remis Le rappel coûte 5 à 16 fois moins que le contact

L'affichage en vitrines et la distribution de flyers en main à main se vendent séparément. Leurs faiblesses sont pourtant exactement complémentaires : l'une reste mais ne dit presque rien, l'autre dit tout mais ne dure pas.

Le support ne prépare pas le flyer, il le prolonge

Combo Moment du support Échelle du couplage Ce que le support apporte au flyer
Camion + flyers Avant et pendant la distribution Des jours, par la mémoire Le passant a déjà vu la marque dans son quartier
Vélo + flyers Pendant, sur la même boucle Des minutes, par la reconnaissance Le passant a vu le panneau juste avant, ~84 % des destinataires
Vitrines + flyers Pendant, puis tant que les lieux gardent l'affiche Aussi longtemps que l'affiche reste, par le rappel Le destinataire revoit la marque pendant qu'il décide

Un camion ou un vélo travaillent sur la pré-exposition : ils rendent le flyer moins étranger au moment où on le tend. Une affiche joue aussi ce rôle pendant la semaine de distribution, mais sa valeur propre est dans la post-exposition. Elle ne passe pas, elle reste : si elle tient quatre semaines, elle revient devant les mêmes personnes huit fois en moyenne, selon les hypothèses de notre article sur le prix de l'affichage en vitrines.

Là où le camion demande au passant « avez-vous déjà vu cette marque ? », l'affiche lui demande « avez-vous encore le flyer ? ».

La traîne des retours que la distribution ne couvre pas

Ce rôle de rappel n'aurait aucun intérêt si tous les retours d'un flyer arrivaient dans les jours qui suivent sa remise. Ce n'est pas le cas.

Moment Part des retours déjà arrivés Ce qui est encore visible de la campagne
J+7 50 à 60 % Les animateurs terminent, les affiches sont en place
J+14 75 à 85 % Les affiches seules, là où les lieux les ont gardées
J+30 90 à 95 % Les affiches encore en place

Cette courbe est celle de notre article sur la mesure du trafic en magasin après une campagne. Lue du point de vue du combo, elle dit une chose précise : entre J+7 et J+30 arrivent 30 à 45 % des retours de la distribution, à peu près un sur trois dans le bas de fourchette et près d'un sur deux dans le haut. Ce sont les personnes qui ont gardé le flyer sur le réfrigérateur et n'ont pas encore franchi la porte. Sans affiches, plus rien de la campagne ne leur est visible ; tant que les affiches restent en place, elles recroisent la marque environ deux fois par semaine dans les rues où elles font leurs courses.

Une précision d'honnêteté : l'affiche ne crée pas ces retours tardifs, une partie arriverait sans elle. Elle occupe le terrain pendant qu'ils mûrissent. Nous ne donnerons pas de pourcentage de gain inventé : la seule façon de savoir ce qu'elle ajoute est de le mesurer, et la méthode figure plus bas.

Pourquoi environ 12 % du budget suffisent

Deux chiffres expliquent cette part d'environ 12 %.

Le premier est le coût du rappel. Une campagne type de 50 affiches sur un quartier coûte 150 à 500 € HT, impression comprise, soit environ 325 € HT en milieu de fourchette. Si les affiches restent en place quatre semaines, elle touche environ 9 400 personnes distinctes huit fois chacune, soit environ 0,035 € par personne. Un flyer remis en main propre coûte 0,18 à 0,55 €, impression comprise, comme le détaille notre article sur le prix d'impression des flyers. Le rappel revient donc cinq à seize fois moins cher que le contact, à condition que les affiches tiennent : leur durée dépend des commerces et des lieux qui les gardent, elle n'est pas garantie.

Le second est le plafond de saturation. Au-delà de cinq à huit expositions par personne, ajouter des affiches dans le même quartier ne touche personne de plus. Le budget d'affichage utile a donc un plafond, fixé non par votre budget total mais par le nombre de quartiers que la distribution a couverts. C'est ce point qui transforme la règle en résultat :

Configuration, hors impression des flyers Main propre Affichage, impression comprise Part de l'affichage Personnes en rappel Expositions par personne
A. Un quartier, 5 jours, 50 affiches 1 250-3 500 € HT 150-500 € HT ~12 % ~9 400 8
B. Trois quartiers, 2 jours chacun, 50 affiches par quartier 1 500-4 200 € HT 450-1 500 € HT ~25 % ~28 200 8
C. Un quartier, 5 jours, 100 affiches 1 250-3 500 € HT 300-1 000 € HT ~21 % ~9 400 16

Les deux dernières colonnes supposent que les affiches restent en place quatre semaines, ce qui n'est pas garanti ; la comparaison entre les configurations, elle, ne dépend pas de cette durée. Lisez la colonne des parts : B et C sont proches. Lisez les deux dernières : B achète trois quartiers de rappel, C achète deux fois le même, et le coût du rappel par personne y double, d'environ 0,035 à 0,069 €.

La règle d'achat : fixez le nombre d'affiches par quartier distribué, jamais en pourcentage du budget. Pour un commerce qui lance son propre quartier, cela donne environ 12 %, d'où la recommandation. Pour une enseigne qui distribue sur plusieurs quartiers, la part de l'affichage monte, et c'est normal.

Distribuer là où l'on affiche

Le rappel ne fonctionne que sur les personnes qui passent devant les affiches. Un flyer remis à quelqu'un qui ne fait que traverser le quartier n'en bénéficiera pas, quel que soit le nombre d'affiches. Trois règles en découlent.

  • Les points de distribution sont dans le périmètre des affiches : la rue commerçante, la place du marché, les abords des commerces affichés, plutôt que la sortie de gare en bordure de quartier, dont le flux est dense mais en grande partie de passage.
  • Le point change chaque jour dans le périmètre. Cinq jours au même endroit finissent par tendre le flyer aux mêmes habitués.
  • Le visuel est le même sur les deux supports. Sans reconnaissance immédiate, l'affiche ne rappelle rien et devient une seconde campagne.

Plan de quartier sans légende déplié sur une table en chêne, six punaises rouges regroupées dans un même îlot de rues, à côté d'une pile de dépliants colorés, d'une affiche roulée nouée d'une ficelle et d'un rouleau d'adhésif

Le flyer porte l'offre, l'affiche porte la date

Le flyer porte l'offre complète : la promesse, les conditions, l'adresse, les horaires et le code qui permettra de mesurer. L'affiche ne dispose que de cinq à huit mots lisibles, la fenêtre d'attention d'un passant qui longe une devanture, comme l'explique notre guide de l'affichage en vitrines. Elle reprend donc le visuel, la marque, l'accroche et une information décisive : la date de fin de l'offre.

Cette date transforme un rappel en échéance : celui qui a gardé le flyer sans agir apprend qu'il lui reste deux semaines.

Deux conséquences pratiques. D'abord, l'offre doit rester valable au moins jusqu'à J+30 : l'affiche reste tant que le lieu la garde, parfois bien après la distribution, et une offre de huit jours ferait rappeler une offre expirée pendant toute la traîne des retours. Ensuite, si votre offre est une réduction de prix, l'article L112-1-1 du Code de la consommation dispose que toute annonce d'une réduction « indique le prix antérieur pratiqué », soit le prix le plus bas des trente jours précédant la réduction, et qu'en cas de réductions successives ce prix reste celui d'avant la première. Le flyer a la place de porter cette mention, une affiche de quelques mots s'y prête mal : laissez le chiffre de la réduction au flyer et réservez l'affiche à la marque et à la date.

Deux devantures voisines aux boiseries vert sombre et crème, un fleuriste et une fromagerie, chacune avec une seule affiche blanche sur la vitrine, un mur de pierre entre les deux sur une ruelle pavée

Côté pose, l'affiche se colle à l'extérieur, sur un commerce ou un lieu du quartier. À l'extérieur, elle relève des règles de la publicité extérieure (autorisation écrite du propriétaire, lieux interdits, règlement local) ; Strevoo demande l'autorisation du commerce ou du lieu avant chaque pose.

Le plan type, de la pose au bilan à J+30

Moment Affichage Distribution main à main
Les jours précédents Démarchage (85 à 125 portes pour 50 poses), autorisation du commerce ou du lieu, pose à l'extérieur, photo géolocalisée Choix des points dans le périmètre
Semaine 1, 5 jours En place 2 animateurs sur les créneaux de flux dense, un point différent chaque jour
Vers J+14 Un passage pour compter les affiches encore en place Terminée
Semaines 2 à 4 Les affiches encore en place sont seules visibles, pendant que 30 à 45 % des retours arrivent
Fin de semaine 4 Fin de validité de l'offre au plus tôt ; les affiches restent tant que les lieux les gardent
J+30 Bilan : 90 à 95 % des retours sont arrivés

Le détail qui compte est au début : les affiches doivent être en place au premier jour de distribution. Avec 40 à 60 % d'acceptation, une campagne d'affichage n'est jamais posée en une journée, donc le démarchage commence plusieurs jours avant. Le passage vers J+14 compte aussi davantage que sur une campagne d'affichage seule : la durée n'étant pas garantie, une affiche retirée au bout de dix jours disparaît précisément quand la traîne des retours commence, et mieux vaut le savoir avant de lire les résultats.

Deux budgets types

Commerce qui lance son quartier : 1 400 à 4 000 € HT, soit la configuration A : deux animateurs pendant cinq jours (1 250 à 3 500 € HT) et 50 affiches collées sur le quartier, impression comprise (150 à 500 € HT), hors impression des flyers. C'est la configuration dont vient la part d'environ 12 % en affichage.

Enseigne sur trois quartiers : 1 950 à 5 700 € HT, soit la configuration B : deux jours de distribution et 50 affiches par quartier. L'affichage y pèse environ un quart du budget sans aucune erreur de dimensionnement.

À titre de comparaison, un combo camion et flyers se situe entre 2 000 et 4 500 € HT pour deux à trois jours, un combo vélo et flyers entre 1 100 et 2 600 € HT sur deux jours. Le combo vitrines n'est pas le moins cher à l'achat, mais c'est le seul des trois dont le support reste en place après la distribution, tant que les lieux gardent l'affiche.

Comment mesurer ce que l'affichage ajoute

Chaque support d'un combo revendique le résultat. Ici, la question est précise : les affiches ont-elles prolongé le flyer ?

  • Deux quartiers, lus dans le temps. Distribuez la même offre la même semaine dans deux quartiers comparables, l'un avec affiches, l'autre sans, avec un code distinct par quartier. Comparez ensuite non pas le total des retours mais leur répartition : sans rappel, 50 à 60 % des retours sont arrivés à J+7. Si la part des retours arrivés après J+7 est nettement plus élevée dans le quartier affiché, les affiches ont prolongé le flyer ; si les répartitions sont identiques, elles n'ont rien prolongé, quel que soit le total. Comparer des répartitions plutôt que des volumes neutralise en grande partie la différence de taille entre les quartiers.
  • Un code propre à l'affiche, pour compter les personnes venues sans flyer. Attendez-vous à un volume faible : ce n'est pas le rôle principal de l'affiche.
  • Les preuves d'exécution : photos géolocalisées à la pose, tracé GPS des animateurs, sur le principe de la preuve de distribution. Comptez aussi les affiches encore en place vers J+14 : la durée n'étant pas garantie, un quartier « avec affiches » dont la moitié ont disparu au bout de dix jours fausse toute la comparaison.

Et tirez le bilan à J+30 : à J+7, vous ne verriez que la moitié des retours.

Les cinq erreurs qui cassent le combo

  1. Distribuer hors du périmètre des affiches, par exemple à la sortie d'une gare en bordure de quartier : vous touchez surtout des gens qui ne repasseront pas devant vos affiches.
  2. Une offre valable huit jours : les affiches encore en place rappellent ensuite une offre expirée, pendant toute la traîne des retours.
  3. Poser les affiches une fois la distribution commencée : le démarchage prend plusieurs jours, et les premiers destinataires du flyer ne recroisent pas la marque pendant qu'ils l'ont encore en tête.
  4. Ajouter des affiches plutôt qu'un quartier : le coût du rappel par personne double sans rappeler personne de plus.
  5. Tirer le bilan à J+7 : vous regardez la moitié des retours sur laquelle les affiches n'ont presque pas encore joué, et concluez qu'elles n'ont servi à rien.

L'essentiel à retenir

  • L'affiche prolonge le flyer au lieu de le préparer : 30 à 45 % des retours d'une distribution arrivent entre J+7 et J+30, quand seules les affiches encore en place restent visibles.
  • Le rappel coûte cinq à seize fois moins cher que le contact, si les affiches restent en place quatre semaines : environ 0,035 € par personne, contre 0,18 à 0,55 € le flyer remis.
  • La part de l'affichage est un résultat, pas une règle : fixez le nombre d'affiches par quartier distribué. Un quartier donne environ 12 %, trois quartiers environ un quart.
  • Distribuez là où vous affichez, avec le même visuel.
  • Le flyer porte l'offre, l'affiche porte la date : l'offre reste valable au moins jusqu'à J+30, et une réduction de prix s'annonce avec son prix antérieur.
  • Les budgets : 1 400 à 4 000 € HT pour un quartier, 1 950 à 5 700 € HT pour trois, hors impression des flyers, avec l'affichage à 3 à 10 € HT par affiche collée, impression comprise. Chaque campagne reste sur devis.
  • La mesure : la répartition des retours dans le temps, entre un quartier affiché et un quartier témoin, en comptant les affiches encore en place, bilan à J+30.

💡 Vous lancez un commerce ou une enseigne dans un quartier ? Strevoo démarche les commerces et lieux du quartier, demande leur autorisation et colle les affiches avant le premier jour de distribution, place les animateurs dans le même périmètre et vous remet dans un seul reporting les photos géolocalisées des poses et le tracé GPS de la distribution. Demander un devis affichage vitrines, ou échanger avec un expert Strevoo pour dimensionner le combo sur votre zone.

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Questions fréquentes

Pourquoi associer affichage en vitrines et distribution de flyers ? +

Parce que les deux formats travaillent sur des échelles de temps opposées. Le flyer remis en main propre porte une offre complète et déclenche une décision rapide, mais la distribution s'arrête au bout de quelques jours. L'affiche ne porte que quelques mots, mais elle reste en place tant que le commerce ou le lieu qui l'accueille la garde, et se montre plusieurs fois aux mêmes passants. Or une part importante des retours d'une distribution, de l'ordre de 30 à 45 %, arrive entre J+7 et J+30. Les affiches encore en place sont le seul élément de la campagne visible pendant cette période : elles maintiennent la marque sous les yeux de ceux qui ont gardé le flyer sans être encore venus.

Faut-il poser les affiches avant ou après la distribution de flyers ? +

Les affiches doivent être en place au premier jour de la distribution. Contrairement à un camion publicitaire, qui circule avant la distribution pour préparer le terrain, l'affiche sert surtout de rappel : sa valeur se joue pendant les semaines où les animateurs sont partis. Comme il faut démarcher 1,7 à 2,5 commerces ou lieux pour obtenir une pose, et que Strevoo demande l'autorisation du commerce ou du lieu avant chacune, le démarchage commence plusieurs jours avant la semaine de distribution. Ensuite, l'affiche reste tant que le lieu la garde : aucune durée n'est garantie, et chaque semaine où elle reste visible couvre une partie des retours tardifs.

Quelle part du budget consacrer à l'affichage en vitrines ? +

Pour le lancement d'un commerce sur son propre quartier, environ 12 % : une semaine de distribution en main propre (1 250 à 3 500 € HT) et une cinquantaine d'affiches collées sur le quartier (150 à 500 € HT) donnent naturellement cette répartition. Mais cette part est un résultat, pas une règle. Le nombre utile d'affiches se fixe par quartier distribué, parce qu'au-delà de cinq à huit expositions par personne, ajouter des affiches dans le même quartier ne touche personne de plus. Si la distribution couvre trois quartiers, la part de l'affichage monte vers un quart sans aucune erreur de dimensionnement ; si elle en couvre un seul avec cent affiches, elle monte vers 20 % et le coût du rappel par personne double.

Combien coûte un dispositif vitrines plus distribution de flyers ? +

Comptez 1 400 à 4 000 € HT pour un commerce qui lance son quartier : deux animateurs en main propre pendant cinq jours, à 250 à 700 € HT par jour, soit 1 250 à 3 500 € HT, et 50 affiches collées sur le quartier, à 3 à 10 € HT l'affiche impression comprise, soit 150 à 500 € HT. Sur trois quartiers, avec deux jours de distribution et 50 affiches par quartier, le dispositif se situe entre 1 950 et 5 700 € HT. Ces montants s'entendent hors impression des flyers. Ce sont des ordres de grandeur et non une grille tarifaire : chaque campagne se chiffre sur devis, selon le nombre de jours de distribution et, pour l'affichage, selon le volume d'affiches, la ville et le type de lieux.

Que mettre sur le flyer et que mettre sur l'affiche ? +

Le flyer porte l'offre complète : la promesse, les conditions, l'adresse, les horaires et un code pour mesurer. L'affiche ne dispose que de cinq à huit mots lisibles, la fenêtre d'attention d'un passant qui longe une devanture : elle reprend le visuel du flyer, la marque, l'accroche et la date de fin de l'offre. Si l'offre est une réduction de prix, l'article L112-1-1 du Code de la consommation impose d'indiquer le prix antérieur, soit le prix le plus bas pratiqué au cours des trente jours précédant la réduction : une mention que le flyer a la place de porter, et qu'une affiche de quelques mots porte mal. L'offre doit enfin rester valable au moins jusqu'à J+30 : l'affiche reste tant que le lieu la garde, parfois bien après la distribution, et rappellerait sinon une offre expirée.

Comment mesurer ce que l'affichage ajoute aux flyers ? +

En regardant la répartition des retours dans le temps plutôt que leur total. Distribuez la même offre la même semaine dans deux quartiers comparables, l'un avec affiches, l'autre sans, avec un code distinct par quartier. Sans rappel, 50 à 60 % des retours d'une distribution sont arrivés à J+7. Si les affiches prolongent réellement le flyer, la part des retours arrivés après J+7 est plus élevée dans le quartier affiché. Comparer des répartitions plutôt que des totaux neutralise en grande partie la différence de taille entre les deux quartiers. Comme la durée d'affichage n'est pas garantie, comptez aussi les affiches encore en place pendant la traîne, et tirez le bilan à J+30, jamais à J+7.